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Etudes sur les périphrases verbales du français

Jukka Havu

Pour ce qui est des formes progressives, nous adoptons un point de vue contrastif dans le sens que nous cherchons à déceler quel est le plus petit dénominateur commun de la progressivité ; il est bien connu que nombre de langues de l’Europe possèdent des formes progressives mais que les propriétés sémantiques de ces constructions présentent des différences syntaxico-sémantiques considérables. L’intérêt principal porte sur la possibilité d’employer l’auxiliaire aux temps composés. D’après la plupart des grammaires du français contemporain, les formes composées de l’auxiliaire être sont agrammaticales, *j’ai été en train de lire ; *j’avais été en train de lire, etc. D’après les résultats de nos recherches, les temps composées de l’auxiliaire sont possible essentiellement dans des contextes hypothétiques :

1. Mais quand je le promenai dans le Carré français, quand il se pavana en touriste dans ses bars et ses patios, il jubilait comme s'il avait été en train de jouer un bon tour au destin. (Frantext : BEAUVOIR, S. DE, Les mandarins, 1954, p. 423)
2. Il aurait été en train de faire un roman à deux ou trois personnages.(Frantext : GONCOURT Edmond de et Jules de, Journal : mémoires de la vie littéraire, t. 3 : 1879-1890/1890, p. 165)

Néanmoins, il semble que dans certains types de texte (traductions, textes écrits par des non-francophones, mais aussi dans un petit nombre de textes produits par des locuteurs natifs) l’auxiliaire puisse se trouver au passé composé :

3. La littérature patrimoniale profite de ce nouveau regard, les élèves y ont un accès vivant : elle aussi, un jour, a été en train de se faire. (http://innovalo.scola.acparis.fr/PNI1/Travaux_equipes/Travaux6a.htm)

Notre étude cherche à démontrer qu’il s’agit d’une évolution, d’un procès de grammaticalisation en cours.

L’autre objet de recherche est constitué de l’emploi du passé antérieur et du passé surcomposé en français classique et moderne. Le passé antérieur est une forme qui mène une existence précaire dans presque toutes les langues romanes. En français, en espagnol et en italien le passé antérieur appartient depuis toujours au style littéraire ; cela est particulièrement évident pour le français où la rareté des occurrences du passé antérieur est liée à la disparition du passé simple du français oral. Cela est vrai également pour l’italien malgré la fréquence considérablement plus élevée du passé simple. En espagnol, le passé antérieur a une fréquence très réduite et, pourtant, le passé simple est toujours une forme parfaitement normale aussi bien dans la langue écrite que dans la langue parlée. En français, il y a deux formes pour exprimer l’antériorité par rapport à un autre événement, le passé antérieur et le plus-que-parfait, mais le passé antérieur est sujet à de fortes contraintes syntaxiques. Premièrement, le passé antérieur français n’est pas un temps déictique :

4. * Il m’eut appelé hier.

Le passé antérieur est employé dans le français littéraire moderne presque exclusivement dans une proposition subordonnée temporelle introduite par une conjonction du type quand, lorsque, aussitôt que, etc.

Il semble que la rareté du passé antérieur n’est pas liée uniquement au déclin du passé simple (comme en français), mais que sa basse fréquence s’explique par les contraintes syntaxiques qui conditionnent son emploi. Or, en catalan, langue apparentée au français et à l’espagnol, le passé antérieur est une forme spontanément utilisée aussi bien à l’écrit et qu’à l’oral :

5. Sí, quan vaig haver estudiat el que el meu pare m'havia manat, vaig insistir-li perquè em deixés fer el batxillerat i me'l va acabar pagant.

Nous avons déjà étudié un cas très particulier, le passé antérieur nié, forme peu usuelle en français classique et tombée en désuétude au XIXe siècle :

6. Mais il n'eut pas esté avec elle trois ou quattre moys qu'il ne luy fallust aller dehors pour ses affaires, la laissant pourtant enceincte seullement de trois sepmaines, /../ (Périers, Bonaventure des, Les Nouvelles récréations et joyeux devis de feu Bonaventure des Périers, 1558, p. 390)

7. /../ mon esclave, qui, comme je vous ay dit, s'estoit mis en chemin, passa de fortune dans cette rue, et n'eut pas fait vingt et cinq ou trente pas, que, comme il alloit fort viste, rencontrant avecque force une des cordes qui avoient esté tendues, il donna du nez en terre, /../ (Baro, Balthazar, La Conclusion et dernière partie d'Astrée, 1628 p. 359)

L’objectif de l’étude est d’examiner l’emploi de certaines formes périphrastiques en français et dans quelques autres langues européennes afin de pouvoir acquérir une connaissance plus approfondie du fonctionnement des catégories périphrastiques et de leur évolution.

Publications de l’auteur sur le sujet ou sur des sujets apparentés :

1. [2006a] ‘L’expression du passe récent en français : Observations sur l’emploi de la périphrase venir de + infinitif’. Dans : Nicole Le Querler & Hava Bat Zeev Shyldkrot (éds.) Les périphrases verbales. John Benjamin’s. London, 279-292.

2. [2006b] ‘La grammaticalisation des périphrases aspectuelles et temporelles en français’.Actes du XVIe Congrès des romanistes scandinaves (Copenhague), http://www.ruc.dk/cuid/publikationer/publikationer/XVI-SRK-Pub/LSC/LSC02-Havu/

3. [2006c] ‘Observations sur l’évolution des expressions du passé récent et de l’antériorité immédiate en français’. Dans : Enrico Garavelli, Mervi Helkkula et Olli Välikangas (éds.) Tra Italia e Francia. Entre France et Italie. In honorem Elina Suomela-Härmä. Société Néophilologique, Helsinki, 219-228.

4. [2006d] (en colaboración con Eva Havu) ‘Quelques observations sur l’évolution des périphrases temporelles en français : variation et changement’. Dans : Guillot, Céline & Heiden, Serge & Prévost, Sophie (éds) Études littéraires, historiques et linguistiques en hommage à Christiane Marchello-Nizia. ENS Éditions, Paris. 93-105.

5. [2007b] ‘La expresión del pasado reciente en el francés contemporáneo: el carácter aspectuo-temporal de la perífrasis venir de + infinitivo’. Dans : Bruno Camus Bergareche (éd.) El tiempo y los eventos. Ediciones de la Universidad de Castilla-La Mancha. Cuenca.

6. [2008] ‘L’évolution des expressions du passé récent en français’. Dans : En : Fagard B., Prévost S., Combettes B. & O. Bertrand (éds) Evolutions en français - Etudes de linguistique diachronique, 2008. Bern : Peter Lang.

7.[2009] ‘La perífrasis ‘acabar de + inf.’: ¿una expresión resultativa o un pasado reciente?’ En: Lars Fant, Ferrán Ferrando Melià, Johan Falk & María Bernal (eds.) Actas del II Congreso de hispanistas y lusitanistas nórdicos. Acta Universitatis Stockholmiensis, pp. 197-204.

8. [sous presse, publication prévue pour 2010] ‘L’expression du passé récent et la négation’. Dans : Franck Floricic & Renée Lambert (éds.) Les propositions non susceptibles d’être niées. TYPO 4, Cerlityp.

 
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Muutettu: 9.12.2011 11.37 Muokkaa

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